Deux-roues motorisés : le stationnement se durcit en France — où la gratuité recule (et où elle tient encore)

Tendance générale

Depuis 2022, plusieurs grandes villes testent ou renforcent des politiques plus strictes pour les motos et scooters. Entre la fin de la gratuité en surface à Paris pour les véhicules thermiques et la création d'aires dédiées dans d'autres métropoles, les règles évoluent. Le cadre national (Code de la route) permet toujours d’immobiliser et de mettre en fourrière un deux-roues en cas de stationnement très gênant, notamment sur un trottoir.

Paris : payant pour les thermiques, gratuit pour l’électrique

  • Depuis le 1er septembre 2022, le stationnement en surface des 2RM thermiques est payant.
  • Les 2RM électriques bénéficient de la gratuité, selon des modalités précises.
  • La Ville de Paris détaille les emplacements spécifiques « 2RM » et les consignes à respecter.
Consulter les règles spécifiques à Paris

Lyon : gratuité sur emplacements dédiés

  • La Ville et la Métropole multiplient les emplacements réservés “2RM”, où le stationnement reste gratuit.
  • Le stationnement sur trottoir est strictement interdit.
  • La Zone à Trafic Limité (ZTL) en Presqu’île, active depuis juin 2025, resserre l'accès au centre-ville.
Consulter les règles spécifiques à Lyon

Marseille : gratuit sur les places 2RM, payant sur les places "voiture"

  • Le stationnement est gratuit sur les emplacements 2RM en voirie.
  • Si un deux-roues occupe une place payante "voiture", il doit s'acquitter du paiement.
  • La municipalité a renforcé les opérations contre le stationnement sur trottoir (PV + enlèvements).
Consulter les règles spécifiques à Marseille

Aperçu dans d'autres grandes villes (2025)

  • Nantes : gratuité sur les aires 2RM dédiées.
  • Bordeaux : tolérance zéro sur les trottoirs, mais pas de paiement généralisé annoncé en 2025.
  • Toulouse : offre incitative à 1 € / 12 h dans trois parkings centraux pour les 2RM.
  • Nice/Grenoble : nombreuses aires 2RM et politiques locales (ZFE, centres apaisés) à vérifier avant de se déplacer.

Ce qui reste non négociable partout

Le stationnement sur les trottoirs, passages piétons, pistes cyclables ou arrêts de bus reste interdit. L'infraction est qualifiée de stationnement très gênant (article R.417-11 du Code de la route), passible d'une amende de 135 € et d'une mise en fourrière.

À garder sous le coude

Sources

Ville de Paris, Ville de Marseille, Bordeaux Métropole, Nantes Métropole, Toulouse Métropole, Grand Lyon, Code de la route (R.417-11).